Cette cruche (cha hai) en terre cuite de Yixing de 125 ml est le pichet de partage traditionnel du Gong Fu Cha. On verse le thé depuis la théière ou le gaiwan dans la cruche, puis de la cruche dans les tasses. La passoire intégrée retient les dernières feuilles.
L'intérêt du cha hai est d'homogénéiser l'infusion : les premières gouttes versées depuis la théière sont moins concentrées que les dernières. En passant par la cruche, le thé se mélange et chaque tasse reçoit exactement la même intensité.
L'argile de Yixing adoucit légèrement la liqueur au passage. Comme les théières Yixing, la cruche se patine avec le temps et améliore les infusions.
Argile Yixing, 125 ml, passoire intégrée. 🍵
Dans la méthode Gong Fu Cha, le thé infusé dans la théière ou le gaiwan n'est pas versé directement dans les tasses. Il passe d'abord par le cha hai (littéralement "mer de thé"), aussi appelé gong dao bei ("tasse de justice"). Le principe : les premières gouttes de thé versées sont plus légères que les dernières (qui ont infusé plus longtemps au fond). En versant tout dans la cruche, le liquide s'homogénéise — chaque convive reçoit un thé de même intensité.
Le format 125 ml est parfaitement dimensionné pour recevoir le contenu d'un gaiwan (120-160 ml) ou d'une petite théière Yixing. La passoire intégrée filtre les feuilles ou particules qui auraient échappé au premier filtrage.
A-t-on vraiment besoin d'un cha hai ?
Pour une dégustation seul, on peut verser directement du gaiwan à la tasse. Mais dès que vous servez 2 personnes ou plus, le cha hai garantit l'équité — sans lui, la première tasse servie est plus légère que la dernière. C'est un accessoire qui fait la différence quand on pratique le Gong Fu Cha sérieusement.
Cruche Yixing ou cruche en verre ?
Le verre est neutre et laisse voir la couleur du thé (utile pour évaluer l'infusion). L'argile Yixing adoucit le thé au passage et se patine. Pour les puristes du Gong Fu Cha, la Yixing. Pour l'observation visuelle du thé, le verre.